Pie XII

De Wikipie12
(Redirigé depuis Pourquoi)

Pourquoi un "wiki" consacré à Pie XII ?


"Le devoir de l'heure n'est pas de se lamenter, mais d'agir."

Il existe en Occident un bouillon d'inculture où trempe et prolifère une sorte de lumpen-littérature : nuisible, méphitique, perversion du logos, elle trompe, trouble, et travaille la discorde. Concernant "l'affaire" Pie XII, cela nous a conduit à rassembler et publier les tribunes d'historiens et chercheurs à plein temps, dont le mérite est de s'en tenir aux faits, archives et documents existants, plutôt qu'aux diatribes, extrapolations et sources litigieuses de seconde main. Comme tous ces articles n'ont été publiés qu'en anglais (à notre connaissance), nous avons jugé bon de les traduire nous-mêmes en français afin que la langue ne fasse pas obstacle à la manifestation de l'histoire telle qu'elle fut.
Nous assumons volontier qu'aucun article des contempteurs de Pie XII n'y figure, car on nomme historien celui qui analyse les évènements tels qu'ils se sont produits, et romancier ou fictioniste celui qui s'imagine les évènements tels qu'ils auraient pu se produire. Eux spéculent sur l'Histoire comme on voit les boursicoteurs du dimanche s'exciter sur des tuyaux foireux.
Ils sont malgré tout repris à réplétion par ces organes très soucieux de leur vérité, quand nous aurions scrupule à nous en faire vecteur ; en effet, à mesure que s'ouvrent les archives de divers pays sur cette période troublée, la réalité des documents qui en émane apporte de cuisants démentis à toutes ces fumeuses thèses produites par ce syndic d'écrivaillons, certainement doué pour de la plaidoirie de correctionnelle mais fort peu soucieux de rigueur historique.

Nous pensons ainsi que la querelle de préau de savoir si le pape Pie XII aurait dû faire plus et mieux est un procès de fiction, de ceux qu'adorent la cohorte des tartuffiards et des étalons de la morale auto-acclamés. Car c'est là une simple matière à opinion qui ne vaut pas un rebut de kopeck rapporté aux faits établis. Les faits objectifs et établis, c'est que Pie XII a aidé et sauvé des Juifs de l'extermination. S'il aurait pu en faire ou dire plus nous entraîne dans le subjectivisme et la fiction des histoires en "si", dégoût et nausée de l'historien de métier. Dès lors, l'objectif étant supérieur au subjectif ainsi la vérité face à une opinion, nous en déduisons que la querelle cache bien des hypocrisies, que nous ne sommes plus dans le domaine de l'Histoire mais d'une pseudo-morale agitée par une coterie de bigots. Ces petits juges de procès en intentionelle déterrent les morts pour condamner des cadavres sur des pièces truquées ; mais qui sont-ils ? où sont leurs titres de moralité, eux qui se posent en juge d'une époque qu'ils n'ont même pas connue ?
Jugeons donc ces petits juges - au hasard :
- Rolf Hochhuth, celui par qui le scandale est arrivé, auteur de la pièce "Le Vicaire", soutient sans état d'âme son grand ami David Irving, négationniste patenté.
- Annie Lacroix-Riz, communiste invétérée, grande sectataire de Joseph Staline à qui elle rend un culte aussi sincère qu'obscène.
- John Cornwell, ancien séminariste, apparemment n'ayant pas réglé tous ses comptes avec l'Eglise catholique.

Voici la réalité : leur matrice est la malveillance, la haine est leur bréviaire, et ils nous content une histoire qui ne s'est jamais passée. Quant à nous, qui les voyons tant s'empêtrer tentant de se dépêtrer du pétrin de leurs affabulations, nous déclarons sereinement, comme autrefois Pie XII : "L'Eglise n'a pas peur de la vérité."

Nous disons fermement que l'antisémitisme est une défaite de la pensée européenne, qu'elle soit catholique, protestante, positiviste, matérialiste, philosophiste ou athée, et que déverser ses humeurs sur un groupe en particulier pour promouvoir son petit agenda revient en réalité à soutenir une des multiples formes de l'antisémitisme. Cette façon d'instrumentaliser l'Holocauste est une façon de le dénigrer en disculpant les vrais et uniques responsables.
L'immense majorité des contemporains de Pie XII a loué son action avant et pendant la guerre, parmi eux des hommes politiques, des intellectuels, des savants et des personnalités juives de premier plan. Les faits et témoignages nous obligent donc à rendre le verdict suivant : s'il faut condamner Pie XII alors il faut damner la terre entière, et citer entre autre innombrable:

  • les responsables politiques qui ont, par une pusillanimité de calcul et un pacifisme pathologique, laissé Hitler monter tranquillement en puissance.
  • les responsables politiques et militaires français, qui, par incompétence et conservatisme, ont transformé le seul outil militaire potentiellement capable de faire face aux armées allemandes sur le continent en redoutable machine à perdre.
  • les responsables des pays alliés qui disposaient de tous les moyens de coercitions.
  • les mouvements de résistances qui avaient la poudre et les mitraillettes pour empêcher, par exemple, les convois de déportations d'arriver à leurs funestes destinations.

Voire même, suivant la mesure de ces moralistes discountés, il nous faudrait sans doute citer tous les nouveaux-nés de cette époque à comparaître.

Il est alors entendu que certains condamnent sur la seule lecture du chef d'accusation, se bouchant les oreilles et poussant de hauts cris lorsque la défense se prononce. Celle-ci, disent-ils, n'est pas objective, car elle est liée d'une manière à une autre à l'Eglise. Voici leur première contradiction : ils exigent des explications, et refusent de les entendre ! Ils pensent sans doute que nous croyons les intentions des accusateurs parfaitement pures ? Et bien soit, recevons quand même leurs objections. Laissons donc des témoins "impartiaux" s'exprimer, qui croquèrent du curé jusqu'à la faillite intestinale.
Ils affirment donc que Pie XII fut le soutient indéfectible d'Hitler et de sa clique ; mais c'est là simplement ré-écrire l'histoire telle qu'elle ne fut pas, et telle que la presse d'avant-guerre n'osa même imaginer, elle qui pourtant n'était jamais avare d'oser. Pierre Brossolette, le Populaire, organe de la SFIO, le 3 mars 1939 :
"Puisse seulement Mussolini le comprendre! Puisse Hitler le comprendre avec lui ! Puissent-ils comprendre que, dans la personne de son nouveau chef comme dans celle de ses cardinaux, la catholicité vient de se prononcer sans appel contre les dictatures et la politique de la menace, de la violence et de la guerre. Et puissent-ils s'arrêter à temps en songeant que nul au monde, s'appelât-il Hitler ou Mussolini, ne peut gagner une partie dans laquelle il aurait à la fois contre lui les peuples et le pape !"
Ils affirment aussi que Pie XII fut antisémite ; mais c'est lui prêter des intentions dont sont sans doute coupables certains de ses propres détracteurs. Pierre-Laurent Darnar, l'Humanité, organe du parti communiste, la même date :
"C'est un pape antiraciste, ami de la liberté de conscience et respectueux de la dignité humaine."
"Car on ne pouvait séparer le cardinal Pacelli du pape quand il s'agissait de condamner l'ineptie du racisme, la persécution hitlérienne, les attentats du fascisme contre la liberté de conscience et la dignité humaine."
La veille, le 2 mars 1939, Eugenio Pacelli avait été élu pape sous le nom de Pie XII.

Conclusion :
Nous ne comprenons donc pas pourquoi tant de gens se couvrent de ridicule croyant seulement couvrir Pie XII de leurs pitoyables calomnies. Ils sont comme ces mouches affolées qui s'obstinent stupidement à se fracasser la tête contre la vitre.
Voici en définitive ce que nous pensons : nous pensons que la seule question constructive est celle qui se pose à notre conscience ; et comme la providence voulut que nous ne fûmes par chance jamais placés et testés face à des choix aussi dramatiques, nous pensons enfin que nous avons une obligation de retenue.